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Journée internationale de la radio: le plaidoyer de l'UAR pour la paix dans le monde



Proclamé en 2011 par les États membres de l'UNESCO et adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies en 2012 comme Journée internationale, le 13 février est consacré à la commémoration de la Journée mondiale de la radio (JMR).

Le thème de la 12e édition est intitulé : "La radio et la paix".

Dans le cadre des célébrations de cette année, l'UAR a pris part à une table ronde de haute facture organisée par l'agence de presse et la radio internationale Sputnik.

Ci-dessous, un extrait de la présentation du DG de l'UAR.


INTRO

Chers membres du panel,

Mesdames et Messieurs…………………

Les prémices de la radio en Afrique datent des années 1920, années aux cours desquelles l’Afrique du Sud réalise ses premières diffusions expérimentales.

En 1927 au Kenya, une autre radio a vu le jour, avec pour mission de relayer la British Broadcasting Corporation (BBC) aux colonies britanniques installées dans la région.

Dans la zone francophone, les premières stations de radio ont commencé à émettre à Madagascar à partir de 1931, au Congo Brazzaville en 1936, au Congo (actuel RDC) en 1937, au Sénégal en 1939. Très vite, l’expérience est devenue alléchante et s’est établie sur le continent.

A leur création, les radios africaines se sont s’inspiré de l’Europe coloniale, aux plans administratif, politique et culturel. Ensuite, elles feront partie des institutions sensibles de l’État au même titre que les services de sécurité, modèle sur lequel sont bâties la plupart des radios de service public sur le continent. Depuis la libéralisation de l’audiovisuel sur le continent, des radios non étatiques ont vu le jour. Avec l’arrivée de l’internet, le paysage radiophonique connait des bouleversements profonds.

La radio est un puissant moyen de reliance sociale :

- Communiqués d’intérêt commun : cas du magazine Luncheon Date, ou d’autres programmes qui vont jusqu’aux avis de décès ;

- Recherche de personnes disparues. (S.O.S Solidarité (la proximité).

- La reliance dans le cas de la recherche des solutions aux problèmes de société. *Cas de CRTV m’accompagne- Anecdote, le VIH/SIDA.

La radio sert également d’instrument de promotion sociale. Il faut dire que la plupart des artistes et musiciens ont connu une promotion et ont été exposés par la radio qui les a fait connaître.


I- La radio aujourd’hui et demain

En Afrique, la radio demeure un puissant outil de communication, en 2023. Pourquoi ? Parce qu’elle présente l’avantage d’être disponible en ville comme dans les campagnes. Dans les contrées les plus éloignées des centres-urbains où vit une part importante de la population, la radio sert de relai d’information entre citoyens. La seule condition étant de disposer d’un transistor et d’une paire de piles. Même sans électricité en permanence, elle peut fonctionner grâce à l’Energie solaire. Pour les citoyens qui n’ont pas un accès à une connexion internet, la radio reste toujours d’actualité. Au regard de ses multiples fonctions, la radio a de beaux jours devant elle, à condition de savoir s’adapter à l’ère du temps.






I- Comment élargir son audience ?

Pour élargir leur audimat, les organismes de radiodiffusion membres de l’UAR ont été obligés de s’adapter à la nouvelle donne technologique. Les supports de diffusion et les modes de consommation classique ayant changé, il y a une part non négligeable de citoyens qui suivent la radio via internet. La technologie leur facilite l’accès directe aux programmes désormais incorporés aux i-phones, smart phones, tablettes, etc. Mieux encore, les Applications web donnent à nos chaines, l’occasion d’être écoutées au-delà de nos frontières. C’est dans cette optique que de nombreux groupes de presse africains ont créé des applications disponibles sur la toile. Ainsi les consommateurs nationaux et ceux de la diaspora peuvent rester connectés à l’actualité de leur pays. Le tableau ci-dessous est une illustration des efforts fournis par des médias du continent. Mais il ne s’agit-là que d’un aperçu !


Pour élargir leur audimat, nos chaines de radios doivent mettre à la disposition des auditeurs, de manière régulière, des contenus de qualité. D’où l’existence d’une Commission Radio au sein de l’UAR. Celle-ci se réunira dans les semaines à venir, en Algérie, avec pour but de discuter de la qualité de nos contenus et de leur viabilité. Elargir son audience, c’est également cibler son audimat grâce à la création de chaines thématiques. Mais, créer et cibler ne suffisent sûrement pas pour ratisser large auprès d’un audimat de plus en plus frivole. Nous devons donner de la visibilité à nos contenus, les rendre accessible pour une consommation et un partage de masse.



I- Quelles sont les voies de développement de la radio à l'ère des réseaux sociaux ?

A l’ère des réseaux sociaux, les médias ont redéfini leur manière de faire la radio. De nombreuses chaines font de la « Radio filmée » avec un signal partagé sur les réseaux sociaux tels que Facebook, twitter, Youtube, Daily Motion, etc.


Mais, comment se passe cette activité ? Dans nos stations, les invités et les présentateurs sont souvent filmés grâce à une caméra ou bien à l’aide d’un téléphone portable connecté à internet ; le tout incorporé dans un « Facebook Live ». (Cas de la CRTV FM 94 que je regarde souvent, Equinoxe Radio, Radio Balafon etc).

La « radio filmée » comporte des avantages, comme celui de pouvoir être présent sur des plateformes telles que YouTube ou Dailymotion. Elle permet de capter une audience plus large et de monétiser ses contenus. La réalisation de petits spots / Teasers permet d’annoncer une grille de programme qui prépare le public avant diffusion.


La RF permet aujourd'hui aux auditeurs de « regarder » une émission sur les réseaux sociaux, tout en encourageant l’interactivité en ligne, et en donnant l’opportunité aux internautes de découvrir les « vedettes » qui se cachent derrière le microphone.

Mais si le public est attiré par cette tendance radiophonique, certains hommes de médias sont réticents à la radio filmée. Ainsi, ce pan reste un peu négligé sur le continent.


II- Le multimédia à la radio : streaming et podcasts, et après ?

Il y a une dizaine d’années, très peu de personnes en Afrique savaient ce qu’est un podcast. Mais aujourd’hui, les choses changent. Le podcast devient l’une des activités audios qui se développe rapidement et séduit de plus en plus de personnes à la recherche de contenus taillés à leurs aspirations. Il présente l’avantage de pouvoir réécouter un programme radio déjà diffusé à l’antenne ou bien de découvrir des contenus créés exclusivement pour une diffusion sur internet. C’est le cas des podcasts dits natifs.


D’après une étude réalisée par Global Audio, la consommation suit cette dynamique avec une croissance des auditeurs mensuels de près de 50% en un an dans le monde, même si les niveaux d’audience restent encore inférieurs à ceux de la radio ou du streaming musical.


Dans les écoles de journalisme, on trouve désormais des modules dédiés à la création de podcast. (Cas de l’école de l’école de journalisme de l’université Cheikh Anta, Sénégal, etc). D’autres ont créé des plateformes de partage de podcast. Exemple d'Africa Podfest, une plateforme axée sur la communauté, pour porter les voix africaines dans l'espace mondial des podcasts.


Malgré les efforts observés dans la création de ces contenus, des progrès restent à fournir au sein même des chaines de radios. Les encourager à créer davantage de podcasts, c’est l’un des sujets à l’ordre du jour de la prochaine commission radio de l’UAR.


III- Diffusion Internet vs diffusion FM ?

En Afrique, une part de la population écoute toujours la radio sur la bande FM. Ceci pourrait relever d’un problème culturel car, le socle de la famille en Afrique est circulaire et, comme au bon vieux temps, les gens aiment discuter de l’actualité, assis sous un arbre devant un poste radio. (Vie en campagne). Au Burkina Faso, l’un des pays champions en écoute de la radio en Afrique subsaharienne, on compte un peu plus de 150 radios émettant sur bande FM. Le taux d’analphabétisme aidant, beaucoup de citoyens en zones rurales continuent d’écouter la radio classique.

Mais la radio analogique traditionnelle (FM, AM) laisse progressivement la place à la radio numérique. La radio numérique terrestre (RNT), basée sur la technologie DAB+ (Digital Audio Broadcasting), connaît un coup d’accélérateur depuis quelques années.

Depuis 2020, les postes de radio qui sont vendus sur nos marchés sont compatibles DAB et les véhicules neufs, équipés d’autoradios DAB. Parallèlement, les émetteurs continuent à se déployer. Mais, les avantages de la RNT sont nombreux : une meilleure qualité sonore, la recherche des stations par leur nom et non plus par fréquence, ou encore des services nouveaux comme l’affichage d’images associées ou la possibilité de mettre une émission en pause. Pour ceux qui sont encore à la traine, il est plus que jamais temps de se mettre au pas !

Je vous remercie pour votre aimable attention !


Alger, 07 février 2023

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