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Technologie : la radiodiffusion face aux défis de la transmission avancée

C’est l’objet de la formation qu’organise du 29 juin au 14 juillet 2021, l’Union de Radiodiffusion Asie-Pacifique, avec la participation effective de l’Union Africaine de Radiodiffusion et d’autres unions sœurs.

Les technologies de l’information et de la communication se développent à pas de géants. Dans ce vaste ensemble, le secteur de la radiodiffusion connait de nombreuses mutations avec l’influence avérée des ordinateurs et téléphones portables. Car, si le téléviseur désigne un appareil contenant un décodeur de signaux qui accepte un ou plusieurs formats de diffusion analogique ou numérique, les téléphones portables permettent également la diffusion des contenus audiovisuels et, les frontières entre les deux s’estompent de plus en plus.

Dans le cadre de son programme de formation 2021 sur les technologies de transmission avancée, l’Union de radiodiffusion de l’Asie Pacifique convie les radiodiffuseurs d’horizons divers à une réflexion sur les défis auxquels ils font face au quotidien.

La formation qui a débuté le 29 juin 2021 se déroule en ligne.

D’entrée de jeu, les organisateurs ont situé la place prépondérante des réseaux de transport et de distribution dans la radiodiffusion de service public.

Au cours de la première session, les participants ont effectué une incursion dans l’univers complexe de la diffusion vidéo numérique encore appelé Digital Video Broadcast. Le DVB est une technologie de transmission satellitaire de deuxième génération utilisée en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique. Il se définit comme un ensemble de normes de télévision numérique édictées par le consortium européen éponyme.

Ce projet a débuté en 1993, a indiqué Vittoria Mignone, responsable DVB à la RAI-Italia. C’était au moment où en Amérique du nord, le forum Grand Alliance travaillait sur le même type de technologies, avec en ligne de mire la télévision numérique en haute définition (HD).


Afin de réduire les coûts industriels, le Digital Video Broadcast a intégré au fil des ans, des points communs entre les différentes plates-formes de diffusion (câbles, satellite, hertzien terrestre) pour déboucher sur des solutions accessibles au marché grand public. A la suite du Digital Video Broadcast est arrivé le DVB-S2 standardisé en 2003. Considérée par ses concepteurs comme une Success Story, il présente les avantages de cadrage dus à sa grande flexibilité. On retient ici que la bande de base (Base Band Frame) permet le transport d’une variété de bits alors que le Physical Layer Frame (PLF) quant à lui désigne la couche physique, transportant peu de bits de signalisation hautement protégés.

D’autres spécificités du Digital Video Broadcast ont également été déclinées, notamment les extensions, les scénarii d’application, l’interface technique, les supports et faisceaux de transmission, le système de performance et l’aperçu commercial.


L’on a également appris qu’au début de l'année 2010, les radiodiffuseurs ont exprimé une demande pressante en termes de spectre auprès des fournisseurs de services Internet par satellite. D’où la naissance en 2014 du DVB-S2X avec des fonctionnalités et des performances améliorées (bruit très faible) au profit des jets d’affaires, des trains rapides, des bateaux et autres terminaux à faible ouverture pour les journalistes.

A l’opposé du Digital Video Broadcast, Kohei Kambara de la NHK, la compagnie de diffusion de service public du Japon, a présenté les avantages de la norme japonaise de radiodiffusion numérique encore appelée ISDB (Integrated Service Digital Broadcasting). En Afrique, a-t-on appris, cette norme est utilisée par les radiodiffuseurs du Botswana et de l’Angola. Présente dans quatre pays d’Asie (Japon, Philipines, Sri Lanka, Maldive), l’ISDB est très répandue en Amérique centrale et en Amérique du sud, notamment en Equateur, au Costa Rica, aux Honduras, au Nicaragua, au Brésil, au Pérou, en Argentine, au Chili, au Venezuela, au Paraguay, en Bolivie, au Guatemala, à Salvador, en Uruguay. L’ISDB a été définie par l’Association of Radio Industries and Businesses et fonctionne par vidéo diffusée et encodée au format MPEG-2, au japon et en H.264 dans le reste du monde.

A travers Hanimaru, un personnage avide de savoir, le représentant de la NHK a indiqué que depuis 2007, le Japon mène des activités de recherche et développement sur les technologies de transmission à grande capacité pour la diffusion terrestre. Il a ensuite mis un accent sur le développement de l’audiovisuel à travers les téléphones portables, tablettes, ordinateurs et autres.

Le programme de formation s’intéressera également à disponibilité du spectre et la radio numérique et terrestre.


Irene GAOUDA


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