Symposium sur la portée écologique de l’art africain



L’Union Africaine de Radiodiffusion (UAR) était conviée au symposium sur la portée écologique de l’art africain qui s’est tenu à la salle Weimar du Goethe Institut, à Dakar.

Placé sous le haut patronage du ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal, le symposium rentrait dans le cadre de la 4ème édition de « Scènes Expérimentales » organisé par l’Association Osmose-Culture Cameroun en partenariat avec l’Adafest-Sénégal. En sa qualité de maîtresse des lieux, Madame Bouya Fall a signifié l’accueil chaleureux que l’Institut Goethe réserve au projet Scènes Expérimentales, qu’elle a trouvé innovant et digne d’intérêt. A cet effet, Monsieur Nana Delphin Néo, président de l’association Osmose-Culture, est revenu sur Toumai, le fossile présenté comme étant l’ancêtre de l’humanité disparu il y a 7 million d’années dans l’erg du Djourab au Tchad, un pays naguère forestier baigné par le méga Lac Tchad, d’après les scientifiques, mais aujourd’hui en proie aux changements climatiques. Patrimoine Invité aux travaux, monsieur Yves Malière, écrivain, par ailleurs Consul Général de Hongrie au Sénégal a souligné l’importance du bois dans la pratique artistique ancestrale en indiquant que le choix de cette essence est fonction de sa texture. Pour l’auteur de l’ouvrage intitulé « Incursion dans les arcanes de l’art coutumier négro-africain », le bois est la matière qui dispose d’une malléabilité plus sûre et une durabilité éprouvée. Après une lecture plutôt fatale de la situation des œuvres en bois d’origine africaine, il a déploré le fait qu’une grande partie de ce patrimoine soit conservée dans les Musées en Occident. Pour Monsieur Marlière, aujourd’hui, la diaspora africaine ne concerne pas seulement les hommes, mais aussi les œuvres d’art expatriées de leur milieu d’origine. D’où l’importance de les rapatrier, d’autant plus que d’après lui, ces œuvres ont été majoritairement acquises de façon illégale ou illicite. Malgré les difficultés juridiques et conceptuelles qui entourent cette initiative, il croit savoir que cette réappropriation est possible, puisqu’il existe un précèdent dans l’histoire : Celui du musée de Guerin où on a rétrocédé aux familles juives les œuvres illicitement arrachées par les Nazis. D’où cet appel à une prise de conscience et à un lobbying auprès des institutions comme l’Unesco qui a adopté la convention de 2001 sur la protection des patrimoines. Les travaux du symposium modérés par Irène Gaouda, journaliste par ailleurs vice-présidente d’Osmose-Culture, ont vu la participation des acteurs culturels, des étudiants et des activistes de la protection de l’environnement. Un Master Class Jazz, une exposition d’arts plastiques, des Matinées écologiques et une marche pour la Diversité culturelle ont ponctué cette 4ème édition qui s’est déroulée du 13 au 21 mai 2017 à Dakar, au Sénégal.

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